Copyright © 2019 by Sophie Mattei. All rights reserved

« Nous connaissons mieux le nombre d’étoiles qu’il y a dans notre galaxie que le nombre d’espèces sur Terre » Franck Courchamp

Vasari a écrit de Leonard de Vinci « Il aimait passionnément les chevaux et tous les autres animaux ; il les observait avec une patience et un amour extrême ; souvent, il achetait des oiseaux en cage sur les marchés pour le plaisir de leur rendre la liberté. »

 

Les animaux ont ce que l’Homme n’aura jamais, le simple fait de vivre pour vivre.

Nul questionnements et tourments, l’Animal est l’enfant de la Terre. 

Le Monde de l’Art possède une corne d’abondance d’oeuvres qui raconte la relation entre l’Homme et les animaux car depuis toujours ils tiennent une place essentielle dans l’univers de l’humain, c'est un marqueur de son humanité à son appartenance à la Terre. 

La croissance toujours plus rapide de notre civilisation entraine l’Homme loin de ses racines primitives et opacifie ce lien.

« L’extinction d’une espèce en entraine une autre, puis, comme le flot d’une rivière, emporte bien des choses avec elle. »

L’Art est un langage de l’instant, un langage émotionnel universel, alors je choisi de parler de l’Animal ; ce qu’il est pour nous les Hommes, la responsabilité qui nous incombe envers eux, leurs grandeur, leurs symboles, ce que nous allons perdre mais aussi ce que nous pouvons gagner.

Nous sommes témoin aujourd’hui de la sixième extinction de masse des espèces et celle ci a la particularité d’être fulgurante.

L’extinction d’une espèce en entraine une autre, puis, comme le flot d’une rivière, emporte bien des choses avec elle.

« On ébauche la délicatesse et la fragilité d’un animal pour sculpter l’amour que l’on a pour lui et l’oeuvre se charge alors d’une puissance émotionnelle. »

L’acier, la terre, le papier, l’encre ; pour exprimer un sentiment je ne me limite pas à une technique, je choisie celle qui donnera le plus de force et d’intensité, en gardant le minéral au coeur de mon oeuvre.

L’argile reste la matière qui pour moi est la plus fascinante, elle tolère l’impossible et se laisse apprivoiser sous la main.

On ébauche la délicatesse et la fragilité d’un animal pour sculpter l’amour que l’on a pour lui et l’oeuvre se charge alors d’une puissance émotionnelle.

 

L’animal c’est d’abord une silhouette au loin mais le lien que l’on crée avec lui nous emmène plus près, plus profondément, il nous emmène dans son regard. 

On cherche alors à sonder son âme, une oreille pivote et un naseau s’ouvre…